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TOME SEPTIÈME.

LYON. IMPRIMERIE DE F, DUMOULIN, LIBRAIRE,

rue St-Pierre , 20,

PARIS, CHEZ F: SAVY, LIBRAIRE ,

rue Bonaparte, 20, 4860, Février 1861,

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TABLE DES MATIÈRES.

Tableau des Membres de la Société Linnéenne. . . , +. Notice sur Louis Hasse, par M. E, MuzsaNT . . . . .

Description de deux espèces nouvelles de Coléoptères de la tribu des Hydrocanthares, par MM. Muzsanr et Goparr

Altisides, par À. C. M. E. Foupras (suite et fin) Observations sur les Lampyrides, par M. E. MuLsantr .

Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Hydrocanthares, par MM. E. Mucsanr et GopanT . .

Description d'un Coléoptère nouveau, constituant un nouveau genre, dans la tribu des Opatates, par MM. E, Muesanr et DR EVELIEREMN Cu AL ANSE Meter LU de 0e

Description d’une espèce nouvelle de Coléoptère Angustipenne, par MNT. MuLSANT etIGODARTE MM EE 0 «7 «|

Description d’une espèce nouvelle de Coléoplère du genre Dasytes, par MM. E. Muzsanr et REVELIÈRE . . . . . .

Note sur l'Harmonia lyncea (Coccinellide), par M. E. Musanr.

Description d’une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Buprestides, par MM. E. Mursanr el CL. REY . .

Note pour servir à l’histoire des Pics, par M. Senvaux . . . Note sur la Pyrale ou Teigne de la vigne, par M. Forez. . +.

Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère de la tribu des Mollipennes, par M. E. Muorsanr , . . . . .

VIE

429

YI TABLE DES MATIÈRES.

Iconographie et description de Chenilles et Lépidoptères inédits, D. PS MR: TT ere TT UT LAN STE ES

Notice sur Antoine Lacène, par M, E. Mursawr,

Description d’un genre nouveau de Coléoptères de la tribu des Anobides, par MM. E. Muzsanr et CL. REY . . . .

Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus, par MM: EMuorsanret CL. Rey. 271 0 ee. MN SEM E

Description de quelques Brachélytres nouveaux ou peu connus, par MM::E. Mursanr:et Cr. Rev 2 RC ARR

Diagnoses d'espèces nouvelles ou méconnues, pour servir de ma- tériaux à une Flore de France réformée, par M. Azexis JORDAN

Table alphabétique des espèces décrites . . . . . . . .

FIN DE LA TABLE.

313

TABLEAU

MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE

ANNÉE 1866.

BUREAU :

M. Vaïsse G. O. 5%, Sénateur, chargé de l'administration du départe-

ment du Rhône, président d'honneur.

MM. MursanT , président.

fPerrouD, vice-président. MiLLière, secréläire-général. NaviEr, secrélaire-archiviste.

MALMAZzET, frésorier.

Conservateurs.

MM. CLÉMENGÇON, pour la minéralogie. RozzeT , pour la botanique. TERVER , pour la zoologie.

Horrer, bibliothécaire.

Membres honoraires,

MM, De la Saussaye O.%, membre de l’Institut, recteur de l'Académie de Lyon. L'abbé Vincent #%, inspecteur général de l'Université. Desjardins %#, architecte en chef de la ville de Lyon.

vIit \ TABLEAU DES MEMBRES

Membres titulaires,

MM.

1825. Clémencon (le docteur Toussaint }, rue de Sèze,7.

1833. Mulsant (Etienne) 5, sous-bibliothécaire de la ville, professeur d'histoire naturelle au Lycée, quai Saint-Vincent, 25.

1836. Hoffet (J. G.), avenue de Noailles, 61. - 1839. Gérard (le docteur Jean-Antoine), rue Clermont, 5.

4811. Madenis ('abbé Claude Benoît) , professeur au Petit - Séminaire des Minimes. 1845. Jordan (Alexis), rue de l’Arbre-Sec, 10. Pontbriant (de), ancien chef de division à la préfecture, route de Villeurbanne , 27. 1816. Dugas (Ozippe), rue Impériale, 52. Perroud (Benoït-Philibert), rue St-Pierre, 23. Beckensteiner (Christophe), rue St-Pierre, 11. Millière (Pierre), avenue de Saxe, 71. Gaillard (Fleury), place Bellecour, 16. 1847. Vernange (l'abbé Martin), professeur à la Faculté de théologie, rue Clermont, 1. 1818. Terver (Ange-Paulin), quai Pierre-Scize, 52. 1S54. Forest (Jules), rue de Créqui, 99: Blanchon (Louis), quai St-Vincent, 31. Blanchon (Aimé), rue de Bourbon, 31. Dumortier (Eugène), négociant, rue Constantine, 12. Malmazet (Jean-André), négociant, place St-Clair, 24. Navier (Hippolyte), cours d'Herbouville, 4. Choitel (l'abbé), quai d'Orléans, 3. Pravaz (le docteur) directeur de l'établissement orthopédique, aux Etroits. Fayard, pharmacien, place des Terreaux. Cazenove (Raoul de), rue Impériale, 66.

1855.

DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE. IX

Chardiny (Louis), port St-Clair, 18,

Boffard (Claudius), avocat, quai de l'Hôpital. 2.

Bouchet (Albert), avocat, place Bellecour, 18.

Guinon (Nicolas) #, chimiste, rue Bugeaud, 2.

Carrier (le docteur Jean-Baptiste) # (éperon d'or), rue St-Domi- nique, 13.

Mangini (Lucien), ingénieur civil, place Bellecour, 6.

Brolemann (Arthur), négociant, rue Impériale, 4.

Levrat-Perroton (le docteur Francisque), rue Mercière, 40.

Rollet (M. A), rue Impériale, $1.

Richoud (l'abbé), professeur d'histoire naturelle au Petit- Séminaire des Minimes.

Jaricot (Ernest), négociant, vlace de la Comédie, 21.

Pallias (Honoré), rue Centrale, 65.

Gabillot (Joseph), rue de la Charité, 42.

Bizot (Jules), agent de change, rue Pizai, 5.

Vernier (Louis), rue de Bourbon, 47.

Deriard (Auguste), rue de la Charité, 76.

Rodet (Henri) :#, professeur à l'Ecole Vétérinaire.

Flotiard (Eugène), rue de Bourbon, 7.

Grand (Paul), négociant, rue Impériale, 4.

Monterrat (Amédée), propriétaire, rue Royale, 29.

Guichon (Jean), pharmacien, place St-Nizier, 4.

Arlès-Dufour (Gustave), négociant, place Tholozan, 19.

Vachon (Antoine) %, négociant, quai St-Vinecent, 29.

Royé-Vial (Jean-Baptiste) #, négociant, membre du Conseil. général, rue de la Fromagerie, 1.

Poncin (Henri-Athanase), chef d'institution, place du Collége, 4.

Péaud (Aimé), ancien magistrat, quai St-Vincent, 12.

Girodon (l'abbé A.), professeur à la Faculté de Théologie, rue Masson, 34.

Chamberet (Ernest de), directeur de l'Ecole de la Martinière.

Rambaud (André), rentier,-quai des Augustins, 61.

Blanc Ferrouillat (Gabriel Francois), avocat, place Louis XVI, 14.

Surieux (l'abbé Jean-Baptiste), supérieur du Petit-Séminaire de St-Jean.

1558.

1859.

1S60.

TABLEAU DES MEMBRES

. Coignet (Stephane), manufacturier, quai Castellane, 31.

Glénard (le docteur A.) #, professeur de chimie médicale à l'Ecole de Médecine de Lyon, cours Morand, 22.

Fournereau {l'abbe), professeur d'histoire naturelle à l'institution des Chartreux.

Delhorme (le P. Eugène}, professeur d'histoire naturelle au pen- sionnat des Dominicains, à Oullins.

Bonnes (Martial), régisseur à l'Ecole Vétérinaire.

Billiet (François), rentier, cours Morand, 51.

Bonnamour (Stéphane), négociant, rue Centrale, 47.

Flachat (Antoine), rue de Bourbon, 22.

Joannon (Antonin), rue des Augustins, 16.

Domingeon (L.), rue Ste-Hélëne, 19.

Cuzin, aide naturaliste au Jardin Botanique.

Sanlaville (Benoît), propriétaire à Beaujeu.

Mathevon (Octave), avocat, rue Impériale, 22.

Sandier (Claudius), place Bellecour 36.

Willermoz (Ferdinand), rue de Bourbon, 38.

Dor (le docteur Henri), à Vevey (Suisse).

Frèrejean (Joseph-Louis-Marthe}), juge suppléant à St-Etienne (Loire).

Lortet (le docteur Louis),quai Fulchiron, 24.

Seytre (l'abbé), aumônier à Vernaison.

Eymard (Paul), rue Constantine, 1.

Andrieux (Louis), rue de la Bourse, 43.

Revelière (Jules), receveur de l'enregistrement à Blain (Loire- Inférieure).

Godinot(Théodore), juge au tribunal civil de Villefranche (Rhône).

La Bonnardière (Joseph), rue St-Joseph, 15.

Létievant (le docteur), rue Stella, 5.

Dugas (Antoine), place Bellecour, 17.

Pariset (Ernest), quai St Clair, 1%.

Smith (Victor), juge au tribunal civil de St-Etienne.

Rérole (Victorin} ,propriétaire à Bourbon-Laney (Saône-et-Loire).

Gras (Louis-Pierre), rue de la Préfecture, 6.

Biétrix (Camille), négociant, rue Lanterne,

DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE. XI

Viry (Charles-Octave-Arthaud de), rue d'Oran, 2.

Montravel (le vicomte de), propriétaire à Joyeuse (Ardèche).

Vallod (Auguste), hôtel des Monnaies, rue de la Charité, 32.

Morel (Claude), propriétaire et adjoint à l'Abergement (Ain).

Lecourt (Clément), notaire, rue Paits-Gaillot, 2.

Cambefort (Jules), négociant, rue Impériale, 15.

Roë (Henri), substitut de M. le procureur impérial, place Belle- cour, 34.

Lecourt (Clément), notaire, rue Puits-Gaillot, 2.

Servaux -k (SiMaurice et St Lazare), chef de bureau au ministère de l’Instruction publique.

Bellaguet :#, chef de bureau au ministère de l'Instruction pu- blique.

Bachelet (Hippolyte), docteur en médecine, place de la Pré- fecture,

Barrier (le docteur), rue du Pérat, 20.

Benoit (Claude-Antelme), architecte, quai de Bondy, 2.

Benoit fils, architecte, quai de Bondy, 2.

Carrier (le docteur Edouard), rue des Archers, 15.

Leriche (le docteur), rue de Bourbon, 22.

Sichel O. 3% (le docteur), rue Chausée-d’Antin, 50, à Paris.

Marseul (l'abbé de), rue Demours, 15, à Paris.

Galichon (Emile), négociant, rue de Rivoli, 182 à Paris.

Bouctot (Félix), rentier, rue de Surène, 28, à Paris.

Maison (Louis), rue de Tournon, 417, à Paris.

Perrault-Maynand {Aloïs), rue de Bourbon, 25.

Delphin, rue de Jarente, 4.

Chaurand (Amand), propriétaire, place Bellecour, 30.

Socquet (le docteur), rue St-Joseph, 14,

Debat (Louis), place Napoléon, 8.

Guillemaud (Jacques), rue Jarente, 16.

Brun (le docteur Claude-Francois), rue Impériale, 52.

Ravinet (le docteur Jules), rue Constantine, 5.

Carriot (l'abbé Antoine), vicaire à Ste-Foy-lès Lyon.

Gervais (le docteur Claude-Jules), rue Rozier, 1.

Million (Francisque), quai de la Charité, 31.

Dardouin ainé, rue Paradis, 37, à Marseille.

XH

TABLEAU DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE.

Deydier (Etienne-Eugène-Henri),propriétaire à Aubenas (Ardèche)

Guillard (Achille), rue de Douai, 25, à Paris.

Dufour O %# (le docteur Léon), à St-Sever (Landes.

Charveriat (Antoine Marie), notaire, rue Clermont, £.

Lagrevol (de), substitut de M. le procureur général, rue de l’Arsenal, 22.

Perez Areas (Loreano), professeur à P'Université de Madrid.

Durand (Vincent), propriétaire à Allieux près Boën (Loire).

Lavirotte, notaire, place Louis XVI, 11.

Chaule (Alphonse), lieutenant d'artillerie de marie à Lorient.

Bonvouloir (le baron Henri de), rue de l'Université, 45, à Paris,

Mangini (Félix), place Bellecour, 6.

Jaillard (Pacôme), négociant, rue Impériale, 4.

Rouy (Joseph), propriétaire à Gap (Hautes-Alpes).

Perroud (le docteur Louis), rue St-Pierre, 6.

Baran (de), rue de Pontoise, 26, à St-Germain près Paris.

Tabourin, professeur à l'Ecole Vétérinaire de Lyon.

Lavergne de la Barrière, rue de Taranne, 41, Paris.

Lanne (Adolphe), boulevard Bouvreuil, 12, à Rouen.

Desgrand (Paul), place de la Charité, 9.

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NOTICE

sur

LOUIS HASSE.

PAR

E. MULSANT.

L'année 1859 laissera dans nos annales une large trace funèbre. Jarnais la mort, depuis la fondation de notre Com- pagnie, ne s'était montrée si acharnée à éclaircir nos rangs. Dans l’une de nos dernières séances, je vous rappelais Fa mé- moire de lun de nos linnéens emporté dans les plus belles ännées de la jeunesse (!); aujourd'hui j'ai à vous entretenir d'un ami non moins regrettable et non moins regretté, enlevé aussi inopinément dans toute la force de l'âge.

Louis H4sse naquit à Lyon le 26 novembre 1807. Son père, Jean-Frédéric Hasse, originaire de la petite ville de Plauen, en Saxe, appartenait à une nombreuse et très-an- cienne famille. Parmi les membres dont elle se composait, les uns se livraient, héréditairement et depuis longtemps, au commerce de la pelleterie ; divers autres avaient occupé d'ho- norables emplois civils, ou s'étaient adonnés soit à l'étude de la théologie, soit à la pratique de la médecine.

(*) Voyez la notice sur J.-N-B.-G. Levrar (Ann. soc. linn., t. 6 (1859), p. 109-18.— Mursanr, Opuscules, A1* cah., p. 69-80,

Tom. vi. Annales de la Société Linnéenne. 1

2 NOTICE

Vers le commencement de ce siècle, Jean-Frédéric vint se fixer à Lyon; peu de temps après, il y épousa Me Elisabeth Gauthier, dont il eut deux enfants, Louis, objet particulier de cette notice, et Marie, sa sœur, devenue plus tard Ga- thier, la compagne constante de ses travaux.

Jean-Frédéric Hasse fut donc, dans notre ville, le fonda- teur et l'organisateur de la maison de pelleterie à laquelle son nom est resté attaché, maison qu'il sut élever au rang de l'une des plus recommandables en ce genre. La belle fortune laissée à ses enfants, après quarante ans de travail et d'éco- nomie, suflit pour témoigner de son intelligence et de son activité.

Le jeune Louis fut de bonne heure imbu des principes d'ordre et d'amour du travail dont il avait sans cesse l'appli- calion sous les yeux ; il reeut une de ces éducations pratiques et positives, si appréciées dans le monde des affaires.

Son instruction, commencée dans l'un des pensionnats de notre ville, s'acheva en Allemagne. fl y fut envoyé à l’âge de douze à treize ans, pour y apprendre la langue de ses pères et sy former au commerce. Doué d'une intelligence remar- quable, d'un caractère froid et réfléchi, d'un esprit studieux et avide de s'instruire, il se trouva naturellement disposé à se prêter aux tendances imprimées par la volonté ferme de son père, et à répondre d’une manière admirable à toutes les espérances de celui-ci. IE revint à Lyon, enrichi de con- naissances spéciales, ayant une grande aptitude pour les affaires, et sachant parler et écrire avec facilité les prinet- pales langues de l'Europe.

Le goût commercial s'était développé chez lui avec tous les caractères d’une passion, dès ces années de l'adolescence le plaisir nous offre parfois des attraits si séduisants ; 11 lui dut d'échapper aux entrainements dangereux qui souvent

nous portent sur des écueils, ou nous font faire si fausse

SUR LOUIS HASSE. 9 route, à cet âge. Attaché à une seule règle, celle du devoir, animé d’un seul désir, celui de réussir, il devint bientôt pour son père l'auxiliaire le plus intelligent, etil est inutile d’ajou- ter, le plus dévoué; il Paccompagnait périodiquement aux deux grandes foires de Leipzig, du printemps et de l'automne. La première, dite jubilate, commence, comme on le sait, huit jours après Pâques ; la seconde, ou celle de la Saint-Michel, s'ouvre le 20 septembre : toutes les deux durent trois semai- nes. Pendant chacune de ces époques, la ville saxonne sert d’entrepôt aux produits de royaumes nombreux, et de rendez-vous aux négociants des diverses parties du monde, le commerce des fourrures s’y pratique sur une large échelle. La facilité de Louis à s'expliquer avec la plupart des étrangers dans leur langue natale, ne manquait pas de servir les inté- rêts de son père; et quand la mort de celui-ci (*) le placa, à vingt-quatre ans, à la tête des affaires, il était négociant con- sommé, et il le prouva bientôt en faisant grandir sa maison, eten Jui donnant, sur le marché allemand, une réputation plus étendue qu’à Lyon, siége de son commerce.

Louis Hasse avait en effet non-seulement le goût, mais en- core le génie de son état. Nul ne possédait peut-être à un si haut degré cette finesse de coup-d'æil, dont l'exercice le plus long ne peut faire acquérir la perfection, quand on n’a pas recu de la nature certain don particulier, qu'elle accorde à peu de privilégiés. IL passait en Europe pour l’un des con- naisseurs les plus habiles. A la beauté du poil, à la finesse et au moelleux de la bourre, qui font varier d’une manière si sensible la valeur des fourrures, jusque chez les mammifères

de la même espèce, il savait indiquer, avec une exactitude

(4) Jean-Frédérie Hasse, à Plauen le 18 avril 1767, est mort à Lyon le 43 mai 1832.

l NOTICE

une approximation étonnante, le degré de latitude sous le- quel l'animal avait vécu.

Entouré de l'estime dont on se plait à honorer l'homme qui sait joindre, à des talents supérieurs, cette droiture et ces qualités du cœur et de l'esprit, sans lesquelles habileté dans les affaires serait sans prix; chef d'un commerce flo- rissant; comblé, dans son intérieur, des soins et de l'affection d'une sœur, la confidente de ses pensées et l'associée de ses travaux, Hasse passa ainsi quelques années, sans songer à apporter aucun changement à cette heureuse position. Bien- tôt il désira unir ses destinées à une compagne capable de les embellir, et, le 26 mai 1859, 1] épousait Mie Louise Seriziat-Carrichon, appartenant à lune des familles les plus honorablement connues de notre ville (1). Inutile d'ajouter combien il eut à se féliciter des liens qu'il venait de former ; il trouvait dans cette alliance les vertus et la considération unies aux talents; et lui-même possédait toutes les qualités désirables dans le meilleur des époux. Son mariage fut un modèle d'union et d'harmonie.

L'année suivante, sa sœur imitait son exemple et épousait M. Jacques-César Gathier (?).

Ces deux événements donnèrent, s'il était possible, un nou- vel essor à son activité. À partir de cette époque, ou peu de

————

(t) M. Pierre-Serizial-Carrichon, père de Mlle Louise, ancien juge au tribu- nal de commerce, était alors membre du conseil municipal et l'un desadjoints au maire de Lyon, l’un des directeurs de la caisse d'épargne, l'un des admi- nistrateurs des bureaux de bienfaisance.

(2) A partir de cette époque, M. Gathier partagea à peu près l'existence de M. Hasse, jusqu’au mois de juin 4855, époque à laquelle, condamné au repos par son élat maladif, il se fit remplacer par son neveu M.E. Gathier, qui sut bientôt, par ses qualités personnelles et son intelligence dans les affaires, conquérir et mériler la confiance et l'amitié de M. Hasse, dont il semblait devoir étre le successeur,

SUR LOUIS MASSE. 9 temps après, 1l ajouta à ses voyages périodiques celui de Londres ; chaque année, au commencement de mars, il allait y assister à la vente aux enchères des fourrures recueillies par la Compagnie anglaise de la baie d'Hudson, dans le Haut- Canada.

Hasse ne se bornait pas à s'occuper, dans l'intérêt de son commerce, des mammifères dont les dépouilles sont utilisées dans le commerce de la pelleterie; il étudiait en naturaliste les mœurs et les habitudes de ces animaux. A ce titre, il fut admis, le 14 juillet 1856, dans la Société linnéenne, à la pros- périté de laquelle il prenait un vif intérêt.

Il avait composé, pour l'instruction de ses employés, un mémoire sur la fourrure du Renard, et sur les qualités diver- ses que présente, suivant les saisons, la peau de ce carnas- sier. Ce travail décelait sans peine la finesse de ses observa- tions; 11 m'avait permis d'en donner un extrait dans mon Traité de Zoologie (). IL avait même eu la bonté de me don- ner toutes les notes relatives à la pelleterie, insérées dans cet ouvrage élémentaire, et sa modestie m'avait forcé à taire le nom de la main complaisante à laquelle je devais ces ren- selgnements précieux.

Animé d'un esprit élevé et ami du progrès, il n'avait ja- mais pu comprendre les idées étroites et égoïstes de certaines personnes qui, dans la crainte de nuire à leur commerce, en initiant les autres à des connaissances spéciales, répondent par des données fausses ou erronées aux renseignements gé- néraux qui leur sont demandés : « L'industrie, disaitil, ne « doit point avoir de secrets pour la science, quand celle-ci s doit répandre les lumières au profit de tous.»

(1) Cours élémentaire d'Histoire naturelle, contenant les applications de celte science aux diverses connaissances utiles. (Zoologie), Paris, in-8°, fig.

[en]

NOTICE Assuré d'obtenir à la fin de chaque année des bénéfices capables de le récompenser de ses travaux, il visait peu à leur voir atteindre le chiffre le plus élevé ; son âme était trop noble pour ne voir que le gain dans le résultat des affaires. Amoureux de son état, il s'y livrait avec des goûts artisti- ques ; il tenait à avoir les fourrures les plus riches et les plus recherchées ; souvent il sacrifiait des avantages certains à des fantaisies du métier. Comme négociant, il sut continuer et accroître peut-être encore la réputation de confiance et de loyauté acquise par son père. Sa délicatesse u'op scrupuleuse s'exagéra même souvent certains principes commerciaux étrangers, dont il était admirateur, et lui fit dédaigner, comme indignes d'une maison réputée, des opérations com- merciales très-licites. ,

Tout entier à ses affaires, 1l était de très-bonne heure à son comptoir ou dans ses ateliers qu'il dirigeait lui-même ; il n'avait pas besoin d'y prêcher par ses paroles l'amour du travail; tous ceux qui l'entouraient s'y sentaient naturelle- ment portés par son exemple. Jamais aucun de ses employés n'eut à se plaindre d'une parole de rudesse ou d’une injus- tice ; aussi voyaient-ils moins en lui un maître qu’un protec- teur et un père. Plusieurs lui doivent la modeste aisance à laquelle ils sont arrivés. De là, l'épithète bien connue de maison du bon Dieu, donnée par ses ouvriers à sa maison de commerce, en raison des relations si paternelles qu'il savait entretenir avec eux, relations non moins honorables pour l'homme que pour le négociant. D'une générosité instinctive envers toutes les mfortunes, il soutenait une foule d'œuvres de bienfaisance, et s’associait volontiers à toutes celles qui étaient utiles.

Hasse avait la tañile moyenne, l'œil plein de finesse et de douceur, la figure naturellement grave et réfléchie ; elle pre-

nait même un air sévère en face des affaires. ou dans les

SUR LOUIS HASSE, 7 questions délicates et sérieuses sur lesquelles on lui deman- dait conseil. Les personnes n'ayant avec lui que des relations commerciales, auraient pu se méprendre sur le fond de son caractère. Pour apprécier les excellentes qualités de son cœur, il fallait le voir dans cet heureux état de liberté que donne l'oubli des affaires; sa figure alors s'épanouissait et prenail une aimable expression de bonté ; il savait animer la conver- sation par des propos enjoués ou spirituels. Sévère envers lui seul, 1l était d’une indulgence extrême pour les opinions ou les erreurs des autres ; sa bouche ne laissait jamais échap- per, et son oreille ne pouvait entendre, des paroles propres à blesser la moindre personne.

Peu répandu dans le monde, 1l aurait occupé une place fort honorable, il cherchait un bonheur plus tranquille et plus assuré dans les joies de la famille et dans le cercle d'un petit nombre d'amis. Durant les beaux jours, il passait tous les dimanches au sein de ces réunions intimes, dans sa char- mante villa de Saint-Didier, sur ces collines voisines de la ville, que la fertilité du sol, la pureié de l'air, la richesse de la végétation, ont fait à juste titre surnommer les Monts d'or. De son manoir et de ses jardins embellis par ses soins, la vue s'étend sur le panorama le plus varié et domine un horizon étendu, borné par la chaine des Alpes.

En dehors des déplacements périodiques qui, chaque an- née, dans l'intérêt de son commerce, poussaient Hasse soit à Leipzig, soit à Londres, il fut un des voyageurs les plus in- trépides de notre ville. Peut-être se livra-t-1l à ces pérégrina- tions fréquentes, pour échapper plus facilement aux pour- suites d’une déception qui, seule, lempêcha de jouir ici-bas d'un bonheur parfait : l'ennui de ne point avoir d'enfants.

Il avait visité les Pays-Bas, la Belgique, les magnifiques bords du Rhin, les diverses principautés de l'Allemagne jus-

qu'à l'Autriche et la Hongrie ; plusieurs fois il avait parcouru

8 NOTICE

la Suisse, le Piémont et le reste du nord de l'Italie, jusqu'à Venise; if avait traversé ce beau pays jusqu'à Naples ; sta- tionné dans ses principales villes, pour admirer ses monu- ments et les richesses artistiques de ses musées ; il avait sur- tout donné une attention plus particulière à Rome, cette ville éternelle, il avait eu l'honneur d'une audience particulière du Souverain-Pontife. Enfin, en 1857, il avait poussé une pointe jusqu'à Madrid et jusqu’à l'Escurial. Il se proposait, en dernier lieu, de traverser l'Océan, pour connaître les Etats-Unis; sa santé déjà altérée et ses occupations Parrête- rent dans ses desseins.

Hasse, dans toutes ses courses, recueillait des notes qu'il espérait un jour mettre en ordre, pour rendre moins fugitif, dans sa mémoire, le souvenir des lieux qu'il avait parcourus, des beautés qu'il avait admirées ; le temps lui a manqué pour réaliser ce projet.

Dans ses voyages en Angleterre, il avait étudié les procédés employés dans ce pays pour faire rendre au sol des produits plus abondants ; il se proposait, en se retirant un jour des affaires, de faire profiter son pays des améliorations uules à y introduire. Il s'était beaucoup occupé de la question du drainage, et, dans les comices agricoles du département de l'Ain, dont il faisait partie, il avait été Fun des plus ardents propagateurs de son emploi ; il s'était empressé de l'appliquer lui-même, sur une grande échelle, dans l'une de ses proprié- tés de la Bresse, pour entrainer ses voisins à suivre son exemple.

En Allemagne, il avait admiré, dans les fermes-modèles, les soins employés pour améliorer l'état sanitaire et la laine des moutons ; il avait concu le projet d'élever une école sembla- ble, dirigée par un berger saxon; mais entrainé par les affai- res, dont il n'a jamais voulu déposer le fardeau, tous ses des-

seins sont restés à l'état de rêve.

SUR LOUIS HASSE. y

Son commerce, par lequel il croyait pouvoir se survivre, et avec lequel il s'était si complètement identifié, absorbait ses pensées et son temps. Le désir d'accroître ses richesses n'était pourtant pas son mobile; privé d'enfants, quel stimulant pouvait l'exciter à augmenter une fortune magnifique, dont ne pouvait pas dépenser les revenus? mais le travail oi l'activité semblaient nécessaires à sa vie.

Souvent ses parents et ses amis lui avaient conseillé de res- serrer le cercle de ses relations, de restreindre son commerce étendu dans les deux mondes; on ne put jamais obtenir de lui voir modifier un genre de vie qui semblait devenu pour lui une seconde nature. Et pourtant, cette activité trop dévo- rante devait hâter la fin de son existence! et quand déjà se développaient -dans son sein les germes d’un mal mortel, on lui commandait le repos, on ne put jamais le résoudre à ce sacrifice. « La roue, disait-il, à laquelle je suis attaché, a un «mouvement trop rapide; en voulant l'arrêter, on s’exposerait «à périr. » Et, pour endormir ses douleurs naïssantes, il se li- vrait avec une ardeur nouvelle à ses occupations captivantes, comme s'il eüt prévu que le temps lui manquerait pour orga- miser le projet qu'il s'était plu à nourrir. Le mal, dont le repos aurait pu ralentir la marche, fit, sous l'influence de cette ardeur fiévreuse, des progrès effrayants. Vaincu par la douleur, il se rendit aux eaux d'Evian, pour trouver du soula- gement à ses souffrances gastriques. Îl était malheureusement trop tard; il avait, au pylore, un squire déjà très-développé. À peine était-il depuis quatre jours dans ce lieu de bains, si favorable à la santé de tant d’autres, qu'il lui fallut revenir à Lyon. Le dimanche, 7 août, après une Journée assez calme passée en famille, et pendant laquelle il avait eu la force de se livrer à une petite promenade, il ressentit, vers le soir, de plus violentes douleurs ; la nuit fut horriblement pénible, et,

malgré les soins les plus dévoucés de son médecin et de ses

10 NOTICE proches, le lundi, vers les six heures du matin, 1l exhalait son dernier soupir !

La mort si douce de sa sœur (*), celle si éminemment chrétienne de son beau-frère (?), enlevés à ses affections de- puis quelques années, l'avaient fait méditer sérieusement sur les vérités éternelles, qui seules peuvent rendre moinseffrayant ce terrible passage ; il s'était préparé à ce moment suprême, en ravivant sa foi, et en appelant à son aïde les secours et les consolations d'une religion qui nous montre, au-delà du temps, la félicité éternelle promise à ceux qui auront vécu chrétiennement sur la terre. Dans toute sa connaissance, Jus- qu'au dénoùment fatal, il vit venir sa fin avec le calme et la résignation du sage ; il fit généreusement à Dieu le sacrifice de son existence, et celui, plus douloureux sans doute, des objets de ses affections, et surtout de l'amie qui, depuis vingt ans, était la douce compagne de sa vie.

Par un testament olographe, en date du 11 janvier 1855, il avait réglé les droits à sa succession. Le désir si naturel de se survivre au-delà du tombeau, ce désir qui semble une des preuvesles plus saisissantes de limmortalité de notre âme, avait inspiré ses dispositions. Privé d'héritier direct, il avait partagé sa fortune entre son épouse chérie et son com- merce, espèce d'enfant d'adoption, ce fils en quelque sorte de ses œuvres, qui devait porter son nom et perpétuer son souvenir.

Des lacunes ou des ambiguités dans la rédaction empéche- ront peut-être l'accomplissement de ses vœux, la réalisation de ses espérances ; mais qu'importe ? Le temps, dont la faux

impitoyable se plaît sans cesse à détruire les monuments des

{‘) Décédée le 25 novembre 1854. (2) Mort le 4 mai 1855.

SUR LOUIS HASSE. 11 hommes, le temps, un peu plus tôt, un peu plus tard, aurait fait crouler l'édifice que lui-même avait sans doute contribué à élever; il aurait jeté, avec tant d’autres, le nom du fonda- teur dans le gouffre de Poubli. Hasse a laissé des souvenirs plus touchants dans la mémoire des pauvres; des regrets plus précieux dans le cœur de ceux qui l'ont connu; il s'est pré- paré surtout, dans les demeures éternelles, des récompenses plus magnifiques et plus durables, par les vertus dont il a donné l'exemple, et par le bien qu'il à fait,

DESCRIPTION

DE DEUX

ESPÈCES NOUVELLES DE COLÉOPTÈRES,

DE LA TRIBU DES HYDROCANTIARES.

Par E. MULSANT et GODART,

Présentée à la Société Linnéenne de Lyon, le 12 décembre 1859,

Agabus fovcolatus.

Oblongo-ovalis, vix convexus , postice depressiusculus ; subtilissime punctulato-substrigosus, sublus nitidus, supra subopacus, niger ; lhoracis disco leviter bifoveolalo ; elytris fuscis, extrorsum gradalim fusco-ferrugi- neis, margine inferiori ferrugineo ; anlennis pedibusque ferrugineis, femo-

ribus nigris.

Long. 0,0072 (34/4 1.) Larg. 0,0061 (2 2/3 L.).

Trois premiers articles des tarses antérieurs et intermé- diaires un peu dilatés, garnis de poils, en dessous.

2 Trois premiers articles des tarses antérieurs et intermé- diaires glabres ou à peu près, en dessous.

Corps en ovale allongé, très légèrement convexe et légère- ment déprimé en arrière ; en ogive ou subarrondi à lextré- mité. Tête superficiellement pointillée ou rugulosule ; rayée, au côté interne des yeux, d’un sillon ponctué; notée sur la suture frontale des deux fossettes ordinaires ; noire, avec le

labre ferrugineux ou d’un ferrugineux obscur, avec les extré-

Agabus foveolatus, 13

mités souvent noirâtres, au moins après la mort. Palpes et antennes testacés d’un testacé ferrugineux, avec le dernier article des palpes parfois obscur à son extrémité, Prothorax légérement arqué en avant, sur la majeure partie de son bord antérieur, avec les angles de devant avancés , embrassant la moitié postérieure du côté externe des yeux ; élargi en ligne un peu courbe d'avant en arrière, sur les côtés; sensiblement arqué en arrière et à peine subsinué, à la base; à angles pos- térieurs un peu plus ouverts que l'angle droit ; trois fois en- viron aussi large à son bord postérieur qu'il est long sur son milieu ; très-médiocrement convexe ; très-étroitement rebordé sur les côtés, sans rebord en devant et à la base ; très-super- ficiellement pointillé; marqué d'une rangée de points, après son bord antérieur; noté, au devant de la base, d’une ran- gée semblable, mais interrompue dans son tiers médiaire ; rayé sur les trois cinquièmes postérieurs de la ligne mé- diane, d’une raie très-légère ou en partie peu distincte ; noté, vers les deux cinquièmes de sa longueur, de chaque côté de la ligne médiane, d’une fossette transverse; d’un noir peu ou point juisant, avec le rebord marginal ferrngineux. Ecus- son en triangle plus large que long ; noir; superficiellement pointillé. Elytres faiblement élargies jusqu'a la moitié, puis faiblement rétrécies jusqu'aux trois cinquièmes, plus sensi- blement rétrécies ensuite jusqu’à l'angle sutural, en ogive à l'extrémité; quatre fois aussi longues que le prothorax sur son milieu; peu convexes, surtout postérieurement ; brunes ou d'un noir brun près de la suture, graduellement d'un brun roussatre ferrugineux près des bords latéraux ; peu luisantes, peu distinctement ou très-superficiellement pointil- lées ; marquées de trois lignes peu régulières de points enfon- cés assez petits, et parsemées de points semblables. Repli d'un roux ferrugineux ; graduellement et faiblement rétréei depuis

sa partie antérieure jusqu'à la moitié du premier arceau

4 HYDROCANTHARES NOUVEAUX: ventral, presque réduit à une tranche à partir de ce point. Dessous du corps noir; luisant: ruguleux. Cuisses noires, pointillées ou rugulosules : les antérieures et intermédiaires ponctuées. Tibias et tarses d'un rouge testacé légèrement bru- nâtre ou ferrugineux : les tibias antérieurs et intermédiaires spinosules à leurs deux bords et sur leur surface : les posté- rieurs, garnis de petites épines à leur bord interne, presque inermes à l’externe et marqués près de celui-ci d’une rangée de points. Premier article des tarses postérieurs aussi long que les deux suivants réunis.

Cette espèce a été découverte par M. Raymond, dans les montagnes du département des Basses-Alpes, à plus de deux milles mètres au-dessus du niveau de la mer.

Obs. Elle se rapproche des 4. uliginosus et congener. Elle diffère de lun et de l'autre par l'absence de taches rouges sur le vertex; elle s'éloigne du premier, par son prothorax noir, excepté le rebord marginal, par ses cuisses noires : du second, par toutes ses cuisses noires ; de tousles deux, par les d'eux petites fossettes du disque de son prothorax.

Hydroporus atropos.

Oblongo-ovalis, parum convexus, vix nilidulus, niger, antennis et pal- pis basi testaceis; thorace elytrisque punctulalis, parce pubescentibus. Tho- race transversim vix foveolato, poslice in medio produclo scutelliformi.

Long. 0,0036 à 0,0045 (1 2/3 à 21. Larg. 0,0048 à 0,0022 (4/5 à 4 L.)

Corps ovale-allongé; peu convexe; à peine luisant. Tête noire ; peu luisante ; superficiellement ou peu distinctement pointillée; glabre ; marquée sur le front de points visibles, assez pelits et peu serrés; notée de deux fossettes, près de la suture frontale qui estindistincte, Labre noir. Palpes testacés

Hydroporus atropos. {5

ou d'un testacé livide et souvent un peu obseur à la base, avec l'extrémité noire ou obscure. 4#ntennes d’un testacé li- vide sur les quatre premiers articles, noires sur les autres; à troisième et quatrième articles un peu plus petits chacun que les autres. Yeux bruns; presque à angle droit, à leur angle postéro-interne. Prothorax presque en ligne droite ou à peine arqué en devant sur la majeure partie de son bord antérieur, avec les angles de devant avancés jusqu'à la par- tie postérieure ou jusqu'au cinquième postérieur des yeux ; élargi en ligne peu courbe d'avant en arrière ; en ligne un peu obliquement dirigée*en arrière sur les deux tiers externes de son bord postérieur, puis sinué et prolongé en arrière en forme de triangle plus large que long et scutelliforme, dans le milieu de sa base; trois fois aussi large à celle-ci qu'il est long vers chaque sinuosité basilaire: muni de chaque côté d’un rebord très-étroit et peu saillant; sans rebord à la basc; très-médiocrement convexe ; ordinairement marqué, vers les trois cinquièmes de sa longueur, de diverses dépressions fai- bles ou peu apparentes, constituant parfois une dépression transversale souvent interrompue ; noir ; peu luisant ; marqué de petits points, donnant chacun naissance à un poil noir et couché. Elytres aussi larges en devant que le prothorax à sa base ; cinq fois environ aussi longues que celui-ci vers cha- cune de ses sinuosités; oblongues, à peine élargies jusque vers la moitié de leur longueur, rétrécies ensuite en ligne graduellement plus courbe, en ogive à l'extrémité; offrant à la partie antérieure de leur suture un angle rentrant, corres- pondant au prolongement scutelliforme du prothorax ; mu- nies d’un rebord latéral étroit, peu ou point apparent en des- sus; peu convexes; d'un noir peu luisant; marquées de pe- üts points peu épais, donnant, comme ceux du prothorax, naissance à un poil noir, fin et couché. Repli subgraduelle-

ment rélréci jusqu'à l'extrémité des hanches postérieures,

16 HYDROCANTARES NOUVEAUX.

presque réduit à une tranche à partir de ce point; étroite- ment rebordé à son côté interne; noir; garni de quelques poils. Dessous du corps noir, peu luisant, densement et pres- que imperceptiblement pointillé ; marqué de points très appa- rents et médiocrement épais, donnant chacun naissance à un poil noir, très-fin, couché, peu distinct. Pieds noirs : les antérieurs moins obscurs, ou parfois d'un brun reussâtre aux extrémités de la cuisse ét d’une partie des tibias et des tarses. Cuisses presque impoimüllées. Tibias postérieurs lisses, marqués d'une rangée de points près de leur bord externe. Eperons et ongles d'un fauve testacé. Tarses postérieurs garnis de poils raides ou subspinosules de même couleur, à l'extré- mité de leurs articles.

Cette espèce a été prise par M. Raymond, dans les mon- tagnes des Basses-Alpes, à plus de deux mille mètres de hau- teur.

Obs. Elle se rapproche, par sa forme, de l'. memnonius.

Balanomorpha. 17

2, BB. chrysanthesmi; Entom. Hefte. Ænea, apice dilutiori ; thorax profundè punctatus, puncelis remolis; elytra regulariter striato- punelata ; intervallis omnibus laevibus. $ 7 alat.

S Ædeagus incurvatus laevis, pars lerlia antè apicem ovala-excavata ; apez rotundatus.

Long. 2 mill, Larg. 1 mill. 1/4.

Haltica chrysanthemi, Entom. Hefte. IE. 45.23, Jiiic., Magaz. VE. 160,

116. Gyzz. Ins. suec. HE. 578. 44. Repr. Faun. austr. suppl: 842. Manturachrysanthemi, Srspu. Hlustr. IV. 324. Zd. Manual. 2352. Chrysomela pedicularia, Fuessiy, Archiv. p. 110. 44.

Elle est plus petite et plus ovale que B. semi-aeneu.

La tête, le corselet et les élytres sont d’une couleur de bronze bril- lante, et quelquefois de la couleur du cuivre; l'extrémité des élytres est roussàtre et paraît translucide lorsqu'elles sont étalées.

La face est séparée du front par une ligne arquée; elle est ainsi que le front et le vertex parsemée de gros points qui sont assez distants ; les interstices sont très-finement granulés. Le Jabre est oblusément échancré et présente près du bord antérieur et de chaque côté deux points très-petils. Les mandibules et les palpes sont bruns; les cinq ou six premiers articles des antennes sout ferrugineux, les suivants sont bruns.

Le corselel est deux fois aussi large que long et un peu rétréci par derrière ; les côtés sont finement rebordés et sans calus ; l'angle posté- rieur est ouvert, el la bordure se continue jusqu’à la base de lim- pression qui est fortement poncluée ainsi que la surface du corselet: les points sont disposés en pelites séries dirigées dans tous les sens. La bordure latérale est accompagnée d’une ligne crénelée.

Les élytres ont neuf lignes poncluées -striées et une dixième qui cominence vers l’écusson et disparaît vers la moitié de l'élytre. La bordure latérale est accompagnée d’une ligne crénelée, les intervalles sont presque plans, lisses el brillants. Mâles et femelles sont ailés : les ailes sont blanches et translucides: la base des nervures est rousse.

Le dessous du corps est bronzé; les segments de l'abdomen pré- sentent des points inégaux. Le pygidium est lisse ; dans le sillon est une pelite ligne carénée peu distincte. L'hémicycele est arrondi et peu saillant.

TomE vi, Annales de la Société Linneenne, 2

18 ALTISIDES

Les cuisses sout ferrugineuses , les postérieures sont un peu bron- zées ou rembrunies; les Libias et les tarses sont ferrugineux ; les cro- chets sont bruns. L'éperon est roux el un peu incliné en dehors.

On rencontre cette espèce dans les pâturages secs et quelquefois sur les fleurs de diverses espèces de Chrysanthemum.

3. BB. obtusata ; Gycrennar. Migro-aenea ; thorax punctulatus , elytra regulariter profundèque punctata; intervallis convexiusculis sublacvibus. ® 7 alati.

SZ Ædeagus incurvalus, laevis ; striola longitudinali ornatus; apice depressus rotundalus.

Long 2 mill, 4/2. Larg. 4 mill. 4/4.

Hailica obtusata, Gyir. Ins, suec HI. 579. 45. Mantura obtusata, Sreren. Hlustr. IV. 323. 74. Manual. 2351. Plectroscelis obtusata, RenrT. Faun, austr. 540 his,

Elle diffère de toutes les autres espèces par sa couleur noire et par la ponctuation plus fine du corselet.

La face est presque lisse